1Tobit his father counted every day. When the days of the journey were expired, and they didn’t come,2he said, “Is he perchance detained? Or is Gabael perchance dead, and there is no one to give him the money?”3He was very grieved.4But his wife said to him, “The child has perished, seeing he waits long.” She began to bewail him, and said,5“I care about nothing, my child, since I have let you go, the light of my eyes.”6Tobit said to her, “Hold your peace. Don’t worry. He is in good health.”7And she said to him, “Hold your peace. Don’t deceive me. My child has perished.” And she went out every day into the way by which they went, and ate no bread in the day-time, and didn’t stop bewailing her son Tobias for whole nights, until the fourteen days of the wedding feast were expired, which Raguel had sworn that he should spend there. Then Tobias said to Raguel, “Send me away, for my father and my mother look no more to see me.”8But his father-in-law said to him, “Stay with me, and I will send to your father, and they will declare to him how things go with you.”9Tobias said, “No. Send me away to my father.”10Raguel arose, and gave him Sarah his wife, and half his goods, servants and cattle and money;11and he blessed them, and sent them away, saying, “The God of heaven will prosper you, my children, before I die.”12And he said to his daughter, “Honor your father-in-law and your mother-in-law. They are now your parents. Let me hear a good report of you.” Then he kissed her. Edna said to Tobias, “May the Lord of heaven restore you, dear brother, and grant to me that I may see your children of my daughter Sarah, that I may rejoice before the Lord. Behold, I commit my daughter to you in special trust. Don’t cause her grief.
Bible Crampon 1923
1Pendant que Tobie différait son départ à cause de ses noces, son père Tobie était rempli d’inquiétude : « D’où vient, se disait-il, le retard de mon fils ? Quelle raison peut le retenir dans ce pays ?2Gabélus serait-il mort, et n’y aurait-il plus personne pour lui rendre cet argent ? »3Il commença donc à s’attrister beaucoup, lui et Anne, sa femme, et ils se mirent ensemble à pleurer de ce que leur fils n’était pas revenu près d’eux au jour marqué.4Sa mère surtout répandait des larmes intarissables : « Hélas ! hélas ! mon fils, disait-elle, pourquoi t’avons-nous envoyé si loin, toi qui étais la lumière de nos yeux, le bâton de notre vieillesse, la consolation de notre vie et l’espérance de notre postérité ?5Nous qui avions tout en toi seul, nous n’aurions pas dû t’éloigner de nous. »6Tobie lui disait : « Cesse tes plaintes et ne te trouble pas ; notre fils se porte bien et l’homme avec qui nous l’avons fait partir est très fidèle. »7Mais rien ne pouvait la consoler ; sortant chaque jour de sa maison, elle regardait de tous côtés, et allait sur tous les chemins par lesquels il y avait espoir qu’il reviendrait, afin, s’il était possible, de l’apercevoir de loin.8Cependant Raguel disait à son gendre : « Reste ici, et j’enverrai des nouvelles de ta santé à Tobie, ton père. »9Tobie lui répondit : « Je sais que mon père et ma mère comptent les jours et que leur esprit se tourmente au-dedans d’eux. »10Après avoir fait encore de grandes instances à Tobie, sans que celui-ci voulût rien entendre à ses raisons, Raguel lui remit Sara avec la moitié de tout ce qu’il possédait, en serviteurs et en servantes, en troupeaux, en chameaux, en vaches, en argent, dont il avait beaucoup, et il le laissa partir, plein de santé et de joie,11en disant : « Que le saint ange du Seigneur soit en votre chemin, qu’il vous conduise jusque chez vous sains et saufs ; puissiez-vous trouver toute chose prospère chez vos parents, et puissent mes yeux voir vos enfants avant que je meure ! »12Et le père et la mère, prenant leur fille, l’embrassèrent et la laissèrent aller,13après lui avoir recommandé d’honorer ses beaux-parents, d’aimer son mari, de bien conduire sa famille, de gouverner sa maison et de se conserver elle-même sans reproche.